Bassin Arcachon
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Journée de l'eau 2010 sur le Bassin d' Arcachon

De l’eau propre pour un monde sain


Effets d'annonce, maintes fois dénoncés par les associations, et beaux discours entamant chaque jour la crédibilité des gouvernements, sont toujours au goût du jour, alors que la situation de l'eau dans le monde est dramatique. Le droit à l'eau pour tous n'est toujours pas reconnu : 1,1 milliard d'êtres humains sont toujours privés d'eau potable et 2,5 milliards n'ont pas de structure d'assainissement. Chaque jour, 30 000 personnes meurent d'une consommation d'eau polluée. Les milieux naturels se dégradent menaçant les moyens de subsistance des populations, nous le savons très bien sur le Bassin d' Arcachon pour observer les conséquences de la pollution des eaux du bassin.
La journée internationale de l'eau est un moment où l'on se sensibilise et où, ensemble, nous faisons le point de nos torts, pour peut être, un jour, enfin, agir politiquement et économiquement.
Avoir la dernière ampoule (fabriquée en Asie) basse consommation c'est bien, empêcher les enfants de mourir de soif c'est mieux !



Qualité de l’eau : des gens en bonne santé, des écosystèmes salubres

Journée de l'eau 2010 sur le Bassin d' Arcachon
L’eau est la base de la vie sur la terre. La qualité de la vie dépend directement de celle de l’eau. Une eau de bonne qualité soutient des écosystèmes salubres et, partant, conduit à l’amélioration du bien-être de l’homme. Cependant, la mauvaise qualité de l’eau se répercute sur l’environnement et le bien-être de l’homme. Ainsi, les maladies transmises par l’eau causent la mort de plus d’un million et demi d’enfants chaque année. La qualité des ressources en eau est de plus en plus menacée par la pollution. Une pollution des ressources hydrologiques sans précédent dans l’histoire est imputable à l’activité humaine des 50 dernières années. Selon les estimations, plus de 2,5 milliards de personnes dans le monde vivent sans moyen d’assainissement adéquat. Chaque jour, 2 millions de tonnes d’eaux usées et autres effluents s’infiltrent dans les nappes phréatiques de la planète. Le problème est plus grave encore dans les pays en développement où plus de 90% des eaux d’égout et 70 % des déchets industriels non traités sont déversés dans les eaux superficielles.

Journée de l'eau 2010 sur le Bassin d' Arcachon

Améliorer les effets de la biodiversité sur la qualité de l’eau

La qualité de l’eau qui vient des bassins hydrographiques des Monts Catskill et alimente la ville de New York a baissé au cours des années 1980 en raison du développement agricole et autre de ces bassins. Au lieu de construire une immense installation de traitement des eaux - qui aurait coûté de 4 à 6 milliards de dollars - pour approvisionner en eau plus de 9 millions d’usagers, une approche intégrée de la gestion des ressources hydrologiques a été adoptée pour un coût de 1 milliard de dollars. Les problèmes de la qualité de l’eau dans les régions situées en amont ont été résolus en assurant la protection des bassins versants par l’introduction de programmes d’incitation à l’intention des propriétaires terriens en échange d’une réduction de la pollution dont ils sont responsables.

Des problèmes similaires se sont posés au Brésil pour le Paraná qui approvisionne Sao Paolo en eau potable. La qualité de l’eau a baissé à cause du déboisement intensif dans la région du cours supérieur, ce qui a eu pour conséquence une érosion du sol par les eaux de pluie et l’amoncellement de sédiments qui ont affecté la qualité de l’eau de la rivière. Un programme a été mis au point avec l’aide de Nature Conservancy afin de motiver les agriculteurs et les éleveurs pour qu’ils plantent des arbres dans les zones riveraines du cours supérieur de la rivière et afin de fournir une assistance technique en matière de reboisement, de conservation des sols et de prévention de l’érosion.

Journée de l'eau 2010 sur le Bassin d' Arcachon

La qualité de l’eau dans un monde qui change

Les incidences des changements climatiques – par exemple inondations et sécheresses fréquentes ou prolongées - posent d’autres problèmes de qualité de l’eau et viennent s’ajouter aux sources de pollution toujours plus nombreuses. L’accroissement démographique tout comme les changements des modes de production et de consommation sont à l’origine d’une augmentation considérable
des procédés industriels, de l’extraction minière, de l’agriculture et de l’urbanisation avec pour conséquence le rejet dans l’environnement de métaux lourds, d’éléments radioactifs, de toxines organiques et de produits pharmaceutiques abandonnés.


Ainsi les sécheresses prolongées, en particulier dans les écosystèmes fragiles tels que les régions arides et semi-arides, réduisent leur capacité de diluer l’eau polluée pour maintenir l’équilibre des fonctions naturelles. Dans les zones côtières, des écosystèmes tels que palétuviers, zostères et récifs coralliens disparaissent à une vitesse alarmante en raison de la pollution de l’eau. Les écosystèmes affectés ne peuvent faire face au stress additionnel du changement climatique par exemple. Leur capacité de servir de zones de reproduction et de pépinières, de dispositifs de protection contre les tempêtes et de puits de carbone bleu est donc encore diminuée. Dans certaines régions, plus de 50 % des espèces locales de poissons d’eau douce sont menacées d’extinction et l’impact des changements climatiques devrait encore aggraver la situation.

Au fur et à mesure que la population augmente, l’exode des campagnes vers les villes s’accentue. Selon les estimations, d’ici à 2050 6,4 milliards de personnes vivront dans des zones urbaines, contre 3,4 milliards en 2010. Si des mesures proactives adéquates de planification et de financement ne sont pas prises pour faire face à cette croissance rapide, le problème de la qualité de l’eau s’aggravera encore. L’insuffisance des infrastructures tout autant que la mauvaise maintenance de celles qui existent posent des problèmes de gestion des déchets municipaux ainsi que de traitement et de déversement des eaux usées.

Journée de l'eau 2010 sur le Bassin d' Arcachon

La qualité de l’eau vaut son pesant d’or

Il y a une forte interdépendance entre la qualité de l’eau et les problèmes socioéconomiques tels que pauvreté, moyens de subsistance, santé et égalité. Il est essentiel de fournir de l’eau potable et des services d’assainissement et d’en maintenir la qualité pour réduire la pauvreté et améliorer la qualité de vie de milliards de personnes. Résolue à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, la communauté internationale est encore loin de réaliser la cible d’une réduction de moitié d’ici à 2015 de la proportion d’individus n’ayant pas accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement décents. Malgré les progrès accomplis dans la voie de la réalisation de cet objectif, des parties importantes de la population humaine ne sont pas encore atteintes. Dans le monde, 1,1 milliard de personnes n’ont pas encore accès à un meilleur approvisionnement en eau et plus de 2,6 milliards n’ont pas accès à des moyens d’assainissement améliorés, l’Afrique sub-saharienne connaissant toujours les plus grands problèmes à cet égard. Selon les estimations, plus de 90 % de la population mondiale bénéficiera de sources plus sûres d’approvisionnement en eau potable d’ici à 2015, mais des efforts considérables restent à faire pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en matière d’assainissement. Ainsi, en 16 ans (entre 1990 et 2006), la proportion d’individus n’ayant pas accès à des moyens d’assainissement a diminué de 8 % seulement. Compte tenu de la croissance démographique, quelques 2,4 milliards de personnes ne disposeront pas de service d’assainissement de base d’ici à 2015. 

Pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, le monde doit assurer l’accès à de meilleurs moyens d’assainissement à 173 millions de personnes par an pour un coût annuel de 11,3 milliards de dollars. C’est peu comparé aux millions de vies sauvées, à l’amélioration de la qualité de vie et de la santé et aux avantages qui en résultent.

L’investissement dans la fourniture d’eau propre à la consommation et l’accès à de meilleurs services d’assainissement a de multiples avantages économiques. Chaque dollar investi devrait avoir un effet bénéfique de 3 à 34 dollars, sous forme de gain de temps et de productivité ou d’économies budgétaires des services nationaux de santé. Pour la population du monde en développement, les gains par habitant pourraient être de l’ordre de 15 dollars au moins par an. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement concernant l’accès à de l’eau non polluée et à l’assainissement pourrait représenter un gain économique annuel de 84,4 milliards de dollars. Pour que ceci devienne réalité, il est indispensable que les pays élaborent des politiques et des pratiques de gestion durables des ressources en eau tenant compte des problèmes de qualité de l’eau. Les mesures à prendre devraient comprendre le contrôle systématique des organismes responsables de l’eau car c’est un indicateur de l’efficacité de la protection de la santé humaine et de la mise en place de services d’assainissement sûrs.

Protection de la qualité de l’eau : une responsabilité partagée dans l’intérêt de tous

Journée de l'eau 2010 sur le Bassin d' Arcachon
Nous vivons tous « en aval » et, de ce fait, il appartient à chacun d’entre nous d’assurer la protection des sources d’eau contre la pollution. Le soin ne peut en être laissé aux autorités publiques seules. Tous les secteurs, publics et privés, doivent prendre des mesures appropriées et adéquates pour prévenir la pollution. Il faut pour ce faire un engagement ferme de toutes les parties prenantes, depuis les individus et les communautés locales jusqu’aux organisations internationales, non gouvernementales et celles de la société civile. Les mesures devraient être différenciées selon le type d’utilisation de l’eau et les acteurs concernés, c’est-à-dire selon qu’il s’agit d’une personne à titre individuel ou d’une société. Il est urgent d’accélérer la recherche, le contrôle et l’évaluation de la qualité de l’eau aux niveaux mondial, régional et local en adoptant une approche intégrée prenant le bassin comme unité de gestion. Les résultats de la recherche scientifique devraient permettre d’élaborer des politiques et des méthodes de mise en oeuvre rationnelles. Par ailleurs, des postes réglementaires disposant d’effectifs et de moyens financiers suffisants sont nécessaires pour veiller au respect de la réglementation. L’eau propre est la base de la vie sur la Terre. Nous avons déjà le savoir-faire et les compétences voulus pour assurer la qualité de l’eau. Ayons maintenant la volonté de le faire. La vie et la prospérité de l’humanité dépendent de ce que nous ferons aujourd’hui pour être les maîtres et non les pollueurs de cette ressource on ne peut plus précieuse qu’est l’eau propre.

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Des efforts concertés pour protéger la qualité de l’eau dans l’intérêt de tous

Les ressources en eau du fleuve Sénégal en Afrique occidentale ont leur origine dans quatre pays qu’il traverse : la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Ces pays partageant le souci de la gestion durable de la quantité et de la qualité de l’eau, l’Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) a été créée en 1972. L’OMVS fournit des informations sur l’état de cette ressource et de
l’écosystème qui y est associé et joue le rôle d’institution-clé dans le cadre de laquelle les parties conviennent des projets futurs, de la fourniture des garanties d’usage et des priorités sectorielles.

Journée de l'eau 2010 sur le Bassin d' Arcachon
La Directive de l’Union européenne sur le traitement des eaux urbaines résiduaires a pour but de protéger l’environnement contre les effets défavorables du déversement de ces eaux et de celles de certains secteurs industriels et porte sur la collecte, le traitement et le déversement des eaux résiduaires domestiques, du mélange d’eaux résiduaires et d’eaux résiduaires de certains secteurs industriels. Pour être plus précis, la directive prescrit le niveau de traitement requis avant déversement.
Ainsi, pour des agglomérations de plus de 2 000 habitants, la collecte et le traitement des eaux  résiduaires doivent être assurés; tous les déversements des agglomérations de plus de 2 000 habitants doivent faire l’objet d’un traitement secondaire et celles de plus de 10 000 habitants doivent également faire l’objet d’un traitement plus important. Pour être déversées dans les systèmes de collecte des eaux résiduaires urbaines, toutes les eaux urbaines résiduaires, celles de l’industrie alimentaire et les effluents industriels doivent faire l’objet d’une autorisation préalable. Le fonctionnement des installations de traitement et les cours d’eau naturels doivent être surveillés et, le cas échéant, l’élimination et la réutilisation des boues résiduaires, de même que la réutilisation de l’eau provenant des eaux traitées doivent être soumises à des contrôles

La Grande Foire aux questions sur la qualité de l’eau

1. Qu’est-ce qui détermine la qualité de l’eau?

La qualité de l’eau est un paramètre important qui touche à tous les aspects du bien-être des écosystèmes et de l’homme tels que la santé d’une communauté, les denrées alimentaires à produire, les activités économiques, la santé des écosystèmes et la biodiversité. En conséquence, la qualité de l’eau a également une influence sur la détermination des niveaux de pauvreté, de richesse et d’éducation de l’homme. Vue sous l’angle de la gestion, la qualité de l’eau est déterminée par l’utilisation finale qui en est souhaitée. En conséquence, l’eau destinée aux loisirs, à la pêche, à la boisson et à l’habitat des organismes aquatiques exige des niveaux de pureté plus élevés tandis que pour celle consacrée à la production d’énergie hydraulique les normes de qualité sont beaucoup moins importantes. C’est la raison pour laquelle la qualité de l’eau est définie largement comme les « caractéristiques physiques, chimiques et biologiques de l’eau nécessaires pour les utilisations qui en sont souhaitées » (UN/ECE 1995). Il convient de remarquer qu’après avoir été utilisée, l’eau retourne généralement au système hydrologique et, si elle n’est pas traitée, elle peut avoir de graves effets sur l’environnement.


2. Quel est l’état de la qualité de l’eau sur notre planète?

La qualité de l’eau baisse partout dans le monde en raison surtout des activités de l’homme : la croissance démographique toujours plus forte, l’urbanisation rapide, le rejet de nouveaux organismes pathogènes et de nouveaux produits chimiques provenant des industries et d’espèces invasives sont les principaux facteurs qui contribuent à la détérioration de la qualité de l’eau. De plus, les changements climatiques porteront aussi atteinte à la qualité de l’eau. Le manque de données sur la qualité de l’eau et l’absence de contrôle au niveau mondial de même que le manque de connaissances sur l’impact potentiel des polluants naturels et anthropogéniques sur l’environnement et la qualité de l’eau sont les principaux dangers. Le fait que de nombreux pays n’aient pas fait de la qualité de l’eau une de leurs priorités a eu pour résultat une diminution des ressources allouées à ce secteur, la faiblesse des institutions et un manque de coordination pour traiter les problèmes de qualité de l’eau.


3. Comment la croissance démographique, l’urbanisation et la production industrielle ont-elles des effets défavorables sur la qualité de l’eau?

La qualité de l’eau se détériore lorsque les infrastructures existantes de traitement des eaux municipales et industrielles et/ou d’assainissement sont surchargées, qu’il n’existe pas d’infrastructures appropriées ou que celles qui existent sont archaïques et que les déchets et les eaux usées sont déversés directement dans l’environnement d’où ils passent dans les eaux de surface ou souterraines. L’amélioration et l’expansion des infrastructures peuvent être très coûteuses et, de ce fait, elles ne suivent généralement pas le rythme du développement rapide. La gestion des eaux usées apparaît donc comme un nouveau problème mondial majeur. De plus, la production agricole et industrielle est à l’origine de nouveaux problèmes de pollution qui sont devenus l’un des plus grands défis pour les ressources hydrologiques de nombreuses parties du monde. Différentes causes sont à l’origine de l’altération de la qualité de l’eau : charge organique (par exemple eaux usées), organismes pathogènes, notamment présence de virus dans les flux de déchets provenant des êtres humains et des animaux domestiques, ruissellement dans le domaine de l’agriculture et déchets humains chargés de nutriments (par exemple nitrates et phosphates) qui provoquent l’eutrophisation et la désoxygénation des voies fluviales, salinisation due à l’irrigation et aux dérivations de l’eau, métaux lourds, pollution par les hydrocarbures, les produits chimiques de synthèse et les polluants persistants (par exemple matières plastiques et pesticides), résidus de produits pharmaceutiques, hormones mimétiques et leurs sous-produits, pollution radioactive et même pollution thermique provenant de la libération des eaux de refroidissement d’installations industrielles et de réservoirs.

La dégradation de la qualité de l’eau peut avoir pour résultat la détérioration du fonctionnement des écosystèmes et conduire à des changements brusques et non linéaires. Une fois certains seuils dépassés, le système peut passer à un état tout à fait différent et s’effondrer. Ainsi, une charge excessive de nutriments dans les eaux douces et les écosystèmes côtiers peut provoquer des changements brusques et considérables, conduisant éventuellement à des floraisons d’algues et à un appauvrissement en oxygène qui rend pratiquement impossible la vie animale.
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4. Comment les changements climatiques influencent-t-ils la qualité de l’eau?

Les changements climatiques et en particulier la hausse des températures et les changements des schémas hydrologiques tels que sécheresses et inondations auront une incidence sur la qualité de l’eau et exacerberont sa pollution provenant de sédiments, de nutriments, de carbone organique dissous, d’agents pathogènes, de pesticides et de sel, de même que de la pollution thermique. En outre, l’élévation du niveau de la mer devrait provoquer une extension des zones de salinité des eaux souterraines et des estuaires et, partant, avoir une incidence sur la disponibilité d’eau douce pour les êtres humains et les écosystèmes dans les zones côtières. Les connaissances sur les incidences du changement climatique sur l’eau, en particulier sa qualité, sont encore très lacunaires. Bien que des données d’observation soient indispensables pour adapter la gestion, il y a moins de réseaux d’observation. Il est nécessaire d’arriver à mieux comprendre et modéliser les changements climatiques en ce qui concerne le cycle hydrologique de façon à faciliter la prise de décision. Les informations concernant les impacts des changements climatiques liés à l’eau sont inadéquates, en particulier pour ce qui est de la qualité de l’eau, des écosystèmes aquatiques et des eaux souterraines.


5. Comment est-il possible de maintenir la qualité de l’eau?

Comment l’eau polluée peut-elle être traitée ou purifiée?

La prévention devrait être l’option préférée aussi bien en termes de viabilité que d’investissement et d’accessibilité économique. La prévention de la pollution de l’eau doit donc être la première des priorités pour préserver la qualité de l’eau. Les deux autres options sont le traitement et la restauration. Si, dans certains cas, le traitement s’impose dans des environnements naturels en raison de la contamination (pollution causée par des influences environnementales, par exemple l’arsenic), il devient habituellement plus complexe lorsqu’il s’agit de pollution due à des activités humaines.

Enfin, la restauration de la qualité de l’eau qui s’est détériorée est habituellement onéreuse et plus coûteuse que la prévention puisque la remise en état d’un écosystème dégradé signifie en fait qu’il faut rétablir l’environnement naturel d’origine dans toute sa complexité. La purification de l’eau est un service que fournissent les écosystèmes par le biais du recyclage des nutriments, du piégeage du limon et de la décomposition des déchets. Ainsi, les zones humides peuvent filtrer une grande quantité de nutriments et de substances toxiques. Par ailleurs, les écosystèmes eux-mêmes dépendent de la qualité adéquate de l’eau.


6. Comment la qualité de l’eau influence-t-elle la santé humaine?

Une bonne qualité de l’eau est indispensable pour garantir un environnement sain et la bonne santé des êtres humains. En ce qui concerne la boisson et l’assainissement, les besoins par personne et par jour sont essentiellement de 20 à 40 litres d’eau ne contenant pas d’éléments polluants ni d’agents pathogènes dangereux et ils passent à 50 litres si l’on prend en compte les besoins pour la toilette et la cuisine.

Toutefois, dans de nombreux pays, la quantité d’eau nécessaire quotidiennement pour la boisson et l’assainissement n’a pas la qualité requise. Les pays en développement qui connaissent une urbanisation rapide souffrent d’un manque d’installations d’épuration des eaux usées avec pour résultat la contamination de l’eau potable qui devient ainsi une des principales causes de maladie (avec les répercussions qui s’ensuivent sur la pauvreté et l’éducation) et de décès.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque année 4 milliards de cas de diarrhée en plus des millions d’autres cas de maladies sont liés à un manque d’accès à de l’eau propre à la consommation humaine. Chaque année, il y a 1,7 million de personnes qui meurent à la suite de diarrhées, la plupart étant des enfants âgés de moins de cinq ans. La santé humaine est gravement touchée par les maladies liées à l’eau (maladies à transmission hydrique, et infections transmises par des vecteurs liés à l’eau) de même que par la pollution due à des rejets de produits chimiques dans l’eau.

Malgré l’amélioration progressive de la fourniture de services d’assainissement depuis 1990, la fourniture d’eau salubre et de services d’assainissement à de grandes parties de la population humaine reste un problème. Aujourd’hui, 1,1 milliard de personnes dans le monde n’ont pas encore accès à un meilleur approvisionnement en eau et plus de 2,6 milliards à un meilleur assainissement. C’est en Afrique subsaharienne, puis dans une moindre mesure en Asie occidentale et en Eurasie, que les lacunes sont les plus importantes. Il y a eu beaucoup moins d’améliorations de l’assainissement dans les zones rurales que dans les zones urbaines et il y a même eu une baisse de l’offre de services d’assainissement dans les zones rurales d’Océanie et de l’ancienne Union Soviétique.
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7. Existe-t-il des accords internationaux concernant la qualité de l’eau?

Il n’existe pas d’accords environnementaux contraignants à l’échelon mondial qui obligent les Etats à protéger les ressources en eau contre la pollution car c’est avant tout une responsabilité des gouvernements nationaux. La Convention des Nations Unies de 1997 sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation qui prévoit que les cours d’eau internationaux seront utilisés en équilibrant les intérêts des Etats concernés et la protection adéquate des cours d’eau, n’est pas encore entrée en vigueur. Toutefois, l’importance de la protection des ressources en eau douce a été reconnue dans des instruments internationaux non contraignants tels qu’Action 21, adoptée en 1992 par la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement. Le chapitre 18 d’Action 21 sur la protection des ressources en eau douce et de leur qualité : application d’approches intégrées de la mise en valeur, de la gestion et de l’utilisation des ressources en eau, en particulier, énonce que son objectif général est de « veiller à ce que l’ensemble de la population de la planète dispose en permanence d’approvisionnements suffisants en eau de bonne qualité, tout en préservant les fonctions hydrologiques, biologiques et chimiques des écosystèmes, en adaptant les activités humaines à la capacité limitée de la nature et en luttant contre les vecteurs de maladies liées à l’eau ».

En ce qui concerne les ressources en eaux souterraines, en décembre 2008, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution A/RES/63/124 sur le « droit des aquifères transfrontières ». Par cette résolution, l’Assemblée générale des Nations Unies encourage les Etats aquifères à conclure des accords bilatéraux ou régionaux appropriés pour gérer convenablement leurs aquifères transfrontières en tenant compte des dispositions du projet d’articles »

Au niveau régional, un certain nombre d’accords portent sur la question de la qualité de l’eau. La Convention de la Commission économique pour l’Europe de l’Organisation des Nations Unies sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux (1992) et le Protocole révisé de 2000 sur les réseaux hydrographiques partagés de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) revêtent une importance particulière.

L’Union européenne a créé un cadre de mesures communautaires dans le domaine de la politique de l’eau dans la Directive cadre européenne sur l’eau (Directive 2000/60/EC du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000). Cette directive a essentiellement pour but de prévenir une plus grande détérioration de l’eau et de mettre en oeuvre les mesures nécessaires pour atteindre un « bon état de l’eau » dans toutes les eaux de l’UE d’ici à 2015. Les critères de détermination de ce qui constitue un « bon » état de l’eau sont évalués sur la base de facteurs qualitatifs et quantitatifs détaillés, comme abondance de la flore et de la faune aquatiques, degré de salinité, quantité et dynamique du courant d’eau, concentration de nutriments, etc. Des prescriptions spécifiques s’appliquent notamment à l’eau potable, à la pollution et à la gestion des aquifères.

Un grand nombre d’accords concernant des bassins fluviaux et des lacs spécifiques ont été conclus par les pays riverains concernés en vue d’établir un cadre institutionnel et juridique pour gérer conjointement et utiliser durablement des ressources partagées, par exemple la Commission internationale conjointe du Canada et des Etats-Unis.


Eau et Bassin d' Arcachon

Même si le problème de l'eau est à étudier globalement au niveau international et mondial, les actions locales participent activement à la résolution d'un pan de la problématique.
Plus proche de nous, plus palpable et plus concret peut-être pour beaucoup, c'est par la prise de conscience de l'importance de notre habitat et de l'eau du Bassin juste à côté que des solutions émergeront.
L'eau du Bassin d' Arcachon et sa pollution dûe à une suractivité humaine pour le milieu et à sa mauvaise gestion (voire absence de plan à long terme) ne peut être imputable uniquement aux politiciens et aux instances.

Nous sommes sur le Bassin d' Arcachon en déficit grâve d'éléments scientifiques et plus particulièrement d'études sur le suivi mais aussi l'impact de l'humain sur son milieu. Les orientations politiques et économiques ne peuvent être que des visions à court terme, les mandats électoraux et les profits à faire saison après saison n'arrangent pas la donne.

En période hivernale et hors saison touristique, les 12 à 13 000 m3 nécessaires à la consommation quotidienne des habitants du Bassin Sud sont intégralement fournis par les forages. En haute saison, lorsque la population dépasse 250 000 personnes, les besoins quotidiens peuvent s'élever à 30 000 m3/jour. Il est alors fait appel au captage du lac de Cazaux pour fournir l'eau potable en quantité suffisante.

Liens

  • Site officiel de la journée internationale de l'eau 2010 à visiter ici
  • La pollution des eaux du Bassin générée par l'excès de bateau  ? à lire ici
  • Aménagement du Bassin d' Arcachon Tourisme et environnement sur le littoral des Landes de Gascogne Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest à lire ici
  • Eau : situation mondiale par le CNRS à lire ici

Lundi 22 Mars 2010
Sébastien Sabattini

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